Isaac le pirate – (T1 à T5)


Christophe Blain situe l’action de cette série au XVIIIe siècle. Isaac Sofer est peintre mais il vit difficilement de son talent. C’est Alice sa bien aimée, qui se démène pour qu’ils aient à manger tous les jours en faisant des petits boulots. Isaac aussi, de son côté, répond à de petites commandes et réussit à se faire payer en vin, saucisson et autre denrées.

Alice et Isaac vivent d’amour et d’eau fraîche !

Mais Isaac à un rêve, celui d’être peintre de marine. Disons que la chose maritime n’a aucun secret pour lui. Sa passion est si forte qu’un jour il décide d’acheter un tableau de Duffon, un artiste connu pour ses compositions navales. Un tableau qui pourrait lui servir à étudier le style du célèbre peintre.

Alice découvre qu’Isaac à payé cette toile une petite fortune malgré leur situation financière et veut que celui-ci revende l’objet, ce qui met notre héros hors de lui. Plus tard, après la dispute avec Alice, Isaac décide d’aller faire un tour. Dans la rue il rencontre Henri Demelin, un ancien médecin devenu marin par la force des choses. Le personnage propose à notre artiste de s’embarquer avec lui pour qu’il mette son talent au service de Jean Mainbasse, un pirate pour qui il travaille.
Les événements s’enchaînent, Isaac décide de suivre le gentilhomme et ne s’imagine pas qu’il s’engage dans une aventure qui va l’emmener aux confins du monde connu…bien plus loin que les Amériques !

Cette série commence comme une grande et belle aventure. Tous les codes de la Bande Dessinée d’aventure sont bel et bien présents. Christophe Blain nous raconte une jolie histoire de pirates sur fond d’histoire d’amour. Un mélange qui fonctionne surtout lorsqu’il ajoute quelques doses d’humour et de sexe. Si je n’avais lu que le premier tome, je vous dirais que cette série est indispensable et devrait faire partie de toute bonne bédéthèque, mais j’ai lu les 5 volumes sortis jusqu’à aujourd’hui, et j’ai dû revoir à la baisse mon engouement du début.
En fait, si le tome 1 me plait beaucoup et mérite certainement son prix de meilleur album à Angoulême en 2002, après le tome 3, la série à tendance à s’essouffler. Sans compter que Christophe Blain n’a plus rien sortit depuis 2005…frustrant !
J’ai même pensé que le tome 5 était le dernier, mais non, pas de fin…à suivre donc.

Ce qui me dérange dans les tomes 4 (La capitale) et 5 (Jacques), c’est que l’histoire de pirates, l’aventure à la James Cook a disparu pour laisser place à un
scénario beaucoup moins palpitant . Blain essaie de nous envoyer sur de nouvelles pistes mais j’ai du mal à visualiser où tout cela nous emmènera. Ça se laisse lire, ce n’est pas désagréable, mais ce n’est pas au niveau des 3 premiers albums.

Côté dessin, je ne suis pas un fan du trait de Christophe Blain (ce qui ais encore plus vrai pour la série « Gus« ). Comme je le dis souvent j’attache moins d’importance au dessin qu’au scénario, mais ça ne m’empêche pas d’avoir des préférences quand même ^^. Je trouve son dessin trés clair dans « les Amériques« , mais dés le second volume l’auteur modifie son style en multipliant les coups de crayons, ce qui rend certaine case peu lisible, particulièrement lors des scènes de nuit, où là, par moment j’ai carrément eu du mal à reconnaître les personnages.

En conclusion, Isaac le pirate est une série sympa, mais sans plus. Bien sûr cette série à des défenseurs qui ont de bon arguments, mais moi je n’ai pas trouvé ça transcendant. Si vous voulez lire de la BD d’aventure, orientez-vous plutôt vers « Long John Silver » ou « De cape et de crocs« . En espérant quand même que le tome 6 voit je jour d’ici peu.

l.Isaac e pirate, 1.Les Amériques, 2.Les glaces, 3.Olga, 4.La capitale, 5.Jacques  – Auteur: Christophe Blain – Editeur: Poisson pilote/2001 à 2005  – Planches: 46 par album

En supplément: La page wikipédia de Christophe Blain

5 réflexions sur “Isaac le pirate – (T1 à T5)

  1. C’est intéressant, je vais arriver à la lecture des tomes 4 et 5. JE te dirai ce que j’en ai pensé, pour les 3 premiers, je suis d’accord avec toi.
    D’accord avec toi aussi, quand tu préfères mettre en avant Long John Silver. Ca me fait poser une question: la bd d’aventure peut-elle se permettre un dessin aussi « simple » que celui de Blain?
    Attention, je respecte grandement cet auteur, et simple ne veut pas dire simpliste chez moi. Son trait est extrêmement travaillé. Mais il ne se veut pas fidèle à la réalité, ne se veut pas
    forcément dans le grand spectacle. Si cela fonctionne très bien pour Quai d’Orsay et son action très théâtrale, je me demande si le style Blockbuster n’est pas trop inaccessible à cet auteur.

    Bref, discutaillons ^^

  2. Je posais la question, sans en avoir une réponse certaine. Il me faudra sans doute un regard complet sur la série pour mieux répondre, et me repencher sur les premiers tomes…

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