Transmetropolitan – (T1)


A history of violence 

J’enchaîne avec une nouvelle chronique sur une œuvre de Warren Ellis, bien qu’il n’y est aucun rapport entre la qualité de RED, présenté dernièrement et Transmetropolitan qui représente l’un des comics les plus marquant de ces dernières années. TMP est certainement la grande réussite de Warren Ellis.

Alors comment vous présenter cette série ? Peut-être en commençant par vous parler du personnage principal, le héros, même si Spider Jérusalem n’est absolument pas un exemple à suivre.

Spider Jérusalem !! Déjà rien que le nom vous en dis long sur le côté complétement loufoque de TMP. Spider, personnage sans scrupule, mégalomane et maniaco-dépressif, est journaliste, mais il pratique le journalisme gonzo, une méthode d’investigation basée sur l’ultra-subjectivité qui vise à s’imerger totalement dans son sujet même si pour cela il faut parfois aller trés loin.

Mais Spider Jérusalem est animé par une volonté farouche de découvrir et surtout de révéler la vérité à tous prix, et pour cela la fin va justifier les moyens.

C’est le gars qui s’amuse à mettre le doigt là où ça fait mal, celui qui sadiquement,va remuer le couteau dans la plaie, dénonçant tous les vices d’une société moderne (Angel 8) en manque de repères, mettant à jour les dérives politiques, les problèmes de corruption, l’oppression des religions, les mensonges quotidiens diffusés par les  médias,…en gros  le triste reflet de notre propre société.

Vous l’aurez compris, Spider Jérusalem est un véritable salopard, et l’on ne peut qu’être séduit par les dialogues totalement déjantés que Warren Ellis offre à son personnage. L’on se marre devant cette montagne d’humour noir et ces répliques toutes plus impitoyables les unes que les autres du genre

Si ça ne tenait qu’à moi, vous serviriez tous d’éponges à sperme à des prostituées victoriennes à l’heure qu’il est.” (petit extrait sympa ^^).

Mais comment ne pas être sous le charme, presque jaloux de ce Spider tatoué, à l’araigné solidement accroché au plafond qui ose cracher ses 4 vérités à ce monde pourris ? Moi, j’adore !!

Sinon, point de vue dessins, Darick Robertson offre un graphisme plutôt pas mal, dynamique, très coloré et particulièrement fouillé, n’hésitez pas à observer les arrières plans pour découvrir la foule de détails qui parsèment les planches, une réussite !

Alors si vous aimez la dérision, l’humour noir, les situations rocambolesques aux morales plus que douteuses, si vous n’êtes pas trop à cheval sur vos principes et que les dérapages verbaux ne vous dérange pas plus que ça, alors il se peut que vous adoriez Transmetropolitan.

Transmetropolitan – 1. Le come back du siècle  – Scénario: Warren Ellis – Dessin: Darick Robertson – Editeur: Panini Comics/2007 – Collection: Vertigo – Planches: 288

Quatrième de couverture: « Voici une ville frappée de tous les vices imaginables, et de quelques-uns imaginés spécialement pour l’occasion. Voici Spider Jérusalem, la misérable enflure qui vous guidera à travers cette Babylone du futur. Voici un humour noir, une haine pure, et une justice qui fait serrer les dents de rage. Et au milieu de tout ça, aussi inattendue et naturelle que les larmes d’une strip-teaseuse, voici une oasis d’humanité » – Garth Ennis

3 réflexions sur “Transmetropolitan – (T1)

  1. Une série magnifique, jubilatoire du début à la fin, car c’est l’avantage, il y a une fin à la série. Six tomes tous parus chez Panini.
    J’approuve complètement ta chronique.

  2. Pingback: Transmetropolitan, tome 1 | K.BD

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